C'est fou ce qu'on peut retrouver en fouillant ses cartons ! En l'occurence, j'ai retrouvé un vieux magazine datant de 1996/1997 qui traite des différents aspects que pourrait prendre le futur. Chaque article du magazine a un encart "Dangers futurs : Et si ça tournait mal". Eh bien à la lecture de ces encarts, ça a déjà commencé à mal tourner...
DE LA PLACE POUR CHACUN
>On ne se battra plus ?
"Des tensions entre deux pays à cause d'un manque de nourrityre, un Etat qui convoite les richesses industrielles de son voisin, un dictateur qui décide de se servir de la technologie pour construire des armes effroyables et partir à la conquête du monde... L'histoire nous apprend que les rivalités et les conflits naissent vite quand il y a des problèmes de jalousies, de volontés de puissances, ou tout simplement de survie. Si l'on ne veille pas à bien répartir les richesses terrestres entre tous, le futur pourrait bien nous apporter son lot de désastres. Alors prudence..."
Bon, dans l'état actuel des choses, vu la volonté bornée et galopante de tout mettre sous contrôle marchand, le lot de désastres il va bientôt nous arriver en pleine figure.
Mais le pire, c'est ce qui suit, et qui montre bien qu'en l'espace d'une décennie, on a foncé tête baissée dans la mauvaise direction.
MIEUX VIVRE
>On ne travaillera plus du tout ?
"S'il y a plus de machines pour faire le travail, il y aura moins de travail pour les humains, bien sûr. La solution idéale serait alors que tout le monde partage ce qu'il reste à faire : chacun aurait ainsi un salaire et une petite activité. Mais il existe une autre possibilité : elle consisterait à maintenir un travail à temps complet pour quelques individus seulement, et à mettre au chômage tous les autres. La grande majorité se retrouveraient alors sans moyens et sans logements, totalement exclue de la société. Ce serait alors le monde du "chacun pour soi", où chacun ne penserait qu'à sauver sa propre activité, sans penser à un réel partage entre tous..."
Voilà, pas besoin d'ajouter grand-chose de plus à ça, c'est un résumé quasi-parfait de ce qu'on vit de plus en plus en ce moment. Un texte qui date de juste avant les 35 heures, à l'époque où on tentait d'éviter que nous tombe dessus l'égoïstite aiguë qu'on a attrapé quelques années plus tard, la faute à des imbéciles qui n'ont pas compris le concept derrière les 35 heures et le partage du travail...
"Cette idée repose sur la réduction du temps de travail. On ne travaille plus que 35, voire 32 heures par semaines, au lieu de 39 heures. Travailler moins est une vieille lutte : on a d'abord interdit le travail aux enfants de moins de 6 ans, puis de 8 ans, puis de 10. Ensuite, on a avancé l'âge de la retraite. En 1936, ce fut l'invention des congés payés. De 10 heures à la fin du XIXe siècle, la journée de labeur est aujourd'hui de 8 heures en France. Dans cinquante ans, on peut espérer travailler 2 heures par jour !"Alain Lipietz, économiste, directeur de recherche au CNRS
Le partage du travail et la réduction du temps de travail ont toujours été des progrès, pas des régressions. L'infâme bouillie qu'on nous sert aujourd'hui, ça, c'est de la régression !